Ce blog retrace notre circuit de dix jours en mai 2008, de Los Angeles à San Francisco, via Las Vegas et les parcs nationaux de l'ouest américain.

Toutes les photos sont en ligne > Album photo. L'écriture des articles est maintenant terminée. Et, suivant le principe des blogs, ils sont dans l'ordre inversement chronologique. Pour commencer votre lecture, allez directement au début, puis parcourez les messages plus récents. Et revenez régulièrement car vous n'allez pas tout lire en une fois !

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Lombard Street, la route la plus sinueuse des États-Unis  

Jeudi 22 mai 2008, 10 heures 30

Après un court trajet d'environ 2,5 kilomètres, nous longeons Columbus Avenue. C'est au carrefour avec Lombard Street que nous dépose notre chauffeur.

Lombard Street, une rue tout à fait ordinaire, a priori, si ce n'est qu'elle grimpe. Et on s'en rend bien vite compte, lorsqu'on est à pied, croyez-moi ! Allez, hop, courage, suivez-moi !

San Francisco - Lombard Street

Nous sommes ici dans le quartier de Russian Hill, une des quarante collines de la ville de San Francisco. Au bout de 350 mètres, nous découvrons "the crookedest street", la rue la plus tortueuse des États-Unis. En fait cette rue fait 4,5 kilomètres de long, mais elle est connue pour une toute petite partie, sur un pâté de maisons uniquement. Célèbre et très photogénique, surtout lorsque les nombreux massifs qui l'ornent depuis les années 1920 sont en fleurs.


Entre Leavenworth Street et Hyde Street, on trouve ainsi pas moins de huit virages en épingle à cheveux sur cette pente de 27°. Avec cet artifice, on a réduit sensiblement la pente de presque moitié pour la tranquillité des riverains. Il n'y a que dans les films qu'on y voit des courses poursuites. Et c'est sans aucun doute parce qu'elle est également connue pour être très venteuse qu'on l'a surnommée "Windy Windy Windy Windy Street" dans un jeu vidéo Grand Theft Auto: San Andreas.

De la verdure, là-haut, au milieu de la rue ?

Sur le côté droit se trouve un escalier pour les piétons. Cela permet en outre d'admirer tranquillement, et à son rythme, les maisons fleuries, mais également la vue qui, comme souvent ici, est époustouflante, dès l'instant qu'on prend un peu de hauteur.

En voiture, et uniquement en descente, mais certains font plusieurs fois le tour...

Lorsqu'on arrive en haut de la colline, on croise Hyde Street, où passe la ligne Powell/Hyde du Cable car, avec une descente directe sur Fisherman's Wharf, et, en face, l'île d'Alcatraz.

Ici, même les maisons sont fleuries...

Derrière nous, vers l'est, on aperçoit Coit Tower, le Bay Bridge, l'ïle de Yerba Buena et la Transamerica Pyramid. En regardant bien, on peut même voir la construction du nouveau pont. N'hésitez pas à regarder le diaporama, pour regarder les photos que je n'ai pas pu insérer dans cet article, faute de place.

Attention, ça tourne !

Devant nous, vers l'ouest, Lombard Street, beaucoup plus large, va se perdre dans le parc du Presidio. Et, de ce côté là, on voit bien que ça descend ! Russian Hill, je vous ai dit... de véritables montagnes russes, avec leurs attractions grandeur nature !

A pied, on peut admirer Bay Bridge et Transamerica Pyramid

Cette partie de rue est en sens unique, on peut uniquement la descendre, en voiture, vers l'est. Bon, j'imagine mal faire la même chose en bus ! Et en parlant de bus, celui-ci nous attend déjà, deux blocks plus bas, sur Polk Street.

Coit Tower et Bay Bridge, vus depuis Lombard Street

Je peux vous assurer, qu'une fois encore, on ne regrette pas ce (petit) effort, d'autant plus que cette portion de rue ne fait, en définitive, pas plus de 130 mètres... ou 200 mètres en empruntant les pavés rouges de la chaussée. Oui, bon, je sais, ça grimpe, mais pour rien au monde, il ne faut louper cela.

Attention, accrochez-vous, ça va descendre !

Sachez qu'il existe une autre façon de la parcourir, paraît-il. Une légende promet en effet le bonheur à ceux qui la descendent ensemble. Bon, c'est vrai, on ne nous avait pas prévenus avant.

Lombard Street, côté ouest, on plonge sur le Presidio, au fond

Et ça y est, certain(e)s sont prêt(e)s à y retourner ! Si, si, j'ai des noms, vous les voulez ?

Avant d’embarquer en avion...  

 
Sujet d'actualité à plus d'un titre, surtout au moment des départs en vacances, j'ai choisi aujourd'hui de partager avec vous l'adresse d'un site qui vous donnera des informations pratiques à connaître avant d’embarquer en avion : compagnies aériennes autorisées ou interdites, conseils pratiques pour préparer son voyage, mesures de sûreté, droits des passagers aériens...

AirbusA330-200

La Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) propose de retrouver en ligne tout ce que doivent savoir les passagers aériens avant d’embarquer.

La DGAC présente ainsi la liste des transporteurs aériens français autorisés à effectuer des transports aériens publics mais aussi la liste des transporteurs aériens de l’espace économique européen et hors espace économique européen pouvant desservir la France. La DGAC renvoie aussi sur la liste des transporteurs aériens interdits dans l’Union européenne.

Par ailleurs, la DGAC fait le point sur différents sujets : renseignements sur le pays, formalités administratives, voyage en direction des États-Unis, santé (notamment pour les diabétiques), douane, bagages, embarquement ou voyage avec un animal de compagnie (chien, chat).

Enfin, la DGAC revient sur les mesures de restriction appliquées aux liquides contenus dans les bagages en cabine et sur les articles prohibés en cabine et en soute tout en insistant également sur les droits des passagers (retard, refus d’embarquement, annulation, perte ou détérioration de bagages, réclamations, accessibilité des personnes handicapées et à mobilité réduite, cadre juridique en vigueur).

Nuages
La DGAC est garante de la sécurité et de la sûreté du trafic aérien. Prestataire de services des compagnies aériennes, elle assure la gestion de la circulation aérienne, élabore et fait appliquer la règlementation des aéroports et des compagnies françaises. Elle veille au respect du droit des passagers.

Source de l'article : Service-public.fr > Transport aérien - 01/07/2009

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Quelques exemples, et bien d'autres à découvrir sur le site :

Le Cable Car, le seul monument historique mobile au monde  

Jeudi 22 mai 2008, 10 heures


Un petit trajet en bus, via Franklin Street, nous entraîne au croisement entre Van Ness Avenue et California Street. Si vous voulez "voir" par vous même, et encore une fois je remercie les caméras de Google, suivez ce lien. Regardez bien, dans l'ombre, il y en a un qui est là, à l'arrêt ! Mais de quoi parle-t-il donc, me direz-vous ? Ne vous posez pas de question, et grimpez ! Et s'il n'y a pas de place à l'intérieur, ce n'est pas grave, au contraire, il y en a sur les marchepieds, c'est encore mieux pour ce qui va suivre, faites moi confiance.

Dans le Cable Car pendant la descente de California Street

Bien entendu, et vous vous en doutez, je veux vous parler aujourd'hui d'un incontournable pour les touristes de passage à San Francisco, une véritable attraction, c'est le fameux Cable Car. Vous l'aviez déjà aperçu dans un article précédent où je vous faisais découvrir les rues de San Francisco.

La descente de California Street vaut le détour. Consacrez-y un quart d'heure lors de votre passage. C'est vraiment un minimum, et vous ne le regretterez pas ! Ces tramways à câble sont de véritables pièces de musée. Et ce qui est frappant, une fois à l'intérieur, c'est l'archaïsme du système.

Intérieur de cette vénérable pièce de musée qu'est le Cable Car

Un autre détail étonnant, c'est l'odeur de bois brûlé qui se dégage, principalement aux arrêts. En fait, si vous voulez, je vous explique en quelques mots comment tout cela fonctionne.

D'abord l'idée. Nous sommes en 1869, Andrew Smith Hallidie assiste, médusé, à un accident de la circulation. Il a plu, les pavés des rues pentues sont très glissants. Un attelage vient de se renverser vers l'arrière. Les cinq chevaux qui le tractaient sont morts, écrasés sous la lourde charge. Le père d'Hallidie, un anglais, avait déposé un brevet pour la fabrication de câbles. Cela donne ainsi à son fils une idée qu'il va d'abord tester. Il s'est déjà servi lui-même de tels câbles pour la construction d'un pont suspendu sur le fleuve Sacramento. Et il en a également trouvé une autre utilisation en tractant les wagons de minerai dans une mine souterraine.

Descente de California Street : à gauche, Chinatown et, en face, un des piliers de Bay Bridge

Le 2 août 1873, il lance son funiculaire/téléphérique, sur la colline de Nob Hill, à partir du carrefour entre Clay Street et Jones Street. Et c'est concluant, puisque dès début septembre, on commence à construire cette ligne pour ainsi remplacer la traction animale par des câbles enterrés sous la chaussée. Ensuite les lignes de Sutter (1877) et de California (1878) sont mises en exploitation. Et cela va permettre l'extension de la ville sur les collines et la construction d'autres lignes. Ainsi est né le tramway à traction par câble, autrement dit Cable car on rail, en anglais.

Un système archaïque, mais qui fonctionne toujours !

La technique ? Un câble sans fin enterré sous le niveau de la rue, une poulie à chaque extrémité, en haut et en bas, avec un moteur unique qui entraîne en permanence le câble à la vitesse constante d'environ 15 kilomètres/heure. Les véhicules, guidés par deux rails, s'agrippent au câble à l'aide d'un pince, pour monter les pentes ou sont en roue libre pour les descendre.

Le mécanicien, qu'on appelle fort justement gripman, relâche le câble aux arrêts. Il actionne bien sûr les freins qui sont en fait constitués de cales en bois, et qui s'usent très vite, bien entendu. Sur cette ligne, à l'arrivée au terminus, il descend de son poste de pilotage, et passe à l'autre extrémité de la voiture et de l'autre côté de la voie grâce à un simple aiguillage et c'est reparti ! Sur les deux seules autres lignes qui subsistent, les voitures n'ont qu'un poste de pilotage. Elles sont donc retournées, à la main, à l'aide de plaques tournantes ! Enfantin, somme toute, non ?

Oui, Hervé, nous sommes tous bien descendus. Pourtant on aurait bien aimé faire un deuxième tour...

Ce système a commencé à être remplacé en 1892, lors de la mise en place de tramways électriques, alimentés par des câbles aériens. Lors du tremblement de terre de 1906, la plupart des lignes de Cable Cars ont été détruites et ont été remplacées par ces tramways électriques. puis par des bus. En 1947, le maire de l'époque tente de faire supprimer définitivement ce type de transport.

Mais, sous l'égide de Friedel Klussmann, un comité se crée alors bien vite pour en demander la sauvegarde. Un vote largement majoritaire a lieu qui oblige la ville à entretenir et à continuer à exploiter la Powell Ligne. Cette femme a réussi, par sa persévérance, à faire préserver trois lignes, car elles faisaient déjà partie du patrimoine historique de la ville. L'ensemble a été restauré et révisé dans les années 1980. Et c'est pour notre plus grand plaisir !

101 California Street

Pour la petite histoire, chaque année est organisé un concours entre les gripmans (parmi lesquels une femme, sachant que le métier est vraiment très physique) pour savoir lequel fait le mieux tinter la cloche de son Cable car ! Folklore quand tu nous tiens !

Sachez aussi que le Cable car circule tous les jours entre 6h30 et 23h30 et que sa fréquence est d'environ 12 minutes. Il faut savoir qu'en pratique, seuls les touristes empruntent ce moyen de transport, qui n'est pas des plus rapides, ni des moins chers. C'est sans doute pour ces raisons que seules subsistent trois lignes. Outre celle-ci qui relie Van Ness Avenue à Market Street, il y a Powwell/Hyde et Powell/Mason (voir le détail des lignes).

Transamerica Pyramid, vue depuis California Street

Avouez que nous avons bien fait de faire ce petit trajet tout de même impressionnant dans une des rues pentues de San Francisco. J'en ai même un peu oublié de vous dire ce que nous avons vu d'autre, sur le parcours... Grace Cathedral et Nob Hill, Fairmont Hôtel, Chinatown, et pour terminer tous les gratte-ciels du Financial District.

Il est dix heures trente, et nous retrouvons notre bus qui nous attendait quelques rues plus loin. On continue ?

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Vous en voulez plus ? Vous trouverez d'autres informations et beaucoup de détails sur cette sélection de sites, in english, sorry :

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Vue depuis Twin Peaks - Transamerica Pyramid (à gauche), Market Street (à droite)