Ce blog retrace notre circuit de dix jours en mai 2008, de Los Angeles à San Francisco, via Las Vegas et les parcs nationaux de l'ouest américain.

Toutes les photos sont en ligne > Album photo. L'écriture des articles est maintenant terminée. Et, suivant le principe des blogs, ils sont dans l'ordre inversement chronologique. Pour commencer votre lecture, allez directement au début, puis parcourez les messages plus récents. Et revenez régulièrement car vous n'allez pas tout lire en une fois !

Si vous avez tout vu, allez visiter mon autre blog les jardins de Den'


Et surtout, n'hésitez pas à vous exprimer en laissant des clics [ou des claques] !


Passeport biométrique : tout ce qu'il faut savoir  

 
Nouvelle réglementation de l'Union Européenne oblige, la France va passer au passeport biométrique à partir du 29 juin 2009.

Les départements sont déployés au fur et à mesure. Les mairies des 36 000 communes françaises ne seront pas toutes équipées pour la prise d'empreintes.

Une première phase concerne environ deux mille mairies. Il convient donc de se renseigner auprès de sa mairie pour savoir si celle-ci délivre les nouveaux passeports biométriques.

Les demandeurs devront se rendre à la mairie la plus proche disposant d'une station.

Les mairies dépourvues de station d’enregistrement ne recevront plus les demandes de passeport mais continueront de traiter les demandes de carte nationale d’identité.


  • Quelle différence avec le passeport électronique ?

Le passeport électronique contenait déjà une puce électronique où étaient enregistrées toutes les données d'état civil de la première page, ainsi que la photo d'identité en format numérique. Le passeport biométrique comprendra en plus les empreintes digitales de deux doigts numérisées du détenteur du document.

  • Validité des anciens passeports

Si vous avez un passeport électronique en cours de validité, vous n'avez pas à le remplacer par un passeport biométrique. Votre passeport électronique restera valable jusqu'à sa date d'expiration.

  • Comment se passera l'enregistrement des données ?

D'ici l'été 2009, une vingtaine de mairies par département seront équipées de machines qui enregistreront les photos et les empreintes digitales numérisées. Celles-ci seront ensuite insérées dans la puce des passeports biométriques.

  • Son coût

Le nouveau document coûte 89 euros pour les adultes (contre 60 euros aujourd'hui), 45 euros pour les 15-18 ans (contre 30 euros) et devient payant pour les moins de 15 ans à 20 euros.

  • Les photos

Les demandeurs conserveront la possibilité de faire réaliser où ils le souhaitent les deux photos d'identité demandées. Mais attention, elles devront être conformes aux règles en vigueur, c'est-à-dire être identiques, récentes et parfaitement ressemblantes, de face, tête nue et au format 35 mm x 45 mm. Le coût du passeport sera alors minoré d'un euro.

  • Les empreintes digitales

Lors du dépôt de la demande de passeport, il sera procédé au recueil des empreintes digitales de huit doigts, car certaines personnes ont des empreintes altérées. Les enfants de moins de 12 ans, qui n'ont pas encore leurs empreintes définitives, ne sont pas concernés.

  • Pièces à produire

Les mêmes documents qu'aujourd'hui pour l'obtention d'un passeport électronique pour une personne majeure ou pour un enfant seront à présenter à la mairie, à savoir une pièce d'identité ou tout autre document officiel avec photographie ou l'ancien passeport, deux photos éventuellement, le timbre fiscal, un extrait d’acte de naissance, avec filiation complète et un justificatif de domicile.

  • Durée de validité

Pour les personnes majeures : 10 ans et pour les mineurs : 5 ans.

  • Délais d'obtention

La fabrication centralisée des passeports exclut toute délivrance immédiate du titre. Vous devez compter avec un délai minimum de trois semaines entre la date de dépôt du dossier complet en mairie et la date de réception du titre par cette dernière. Ce délai est susceptible d’augmenter durant les périodes d’affluence.

  • Maintien de la délivrance du passeport en cas d'urgence

A titre exceptionnel et pour des motifs de nécessité impérieuse ou d'urgence dûment justifiée, il pourra être délivré un passeport d'une durée de validité d'un an ne comportant pas de composant électronique.

  • Est-il obligatoire pour entrer aux États-Unis ?

Les voyageurs possédant encore un passeport électronique peuvent sans problème voyager sans visa pour les États-Unis. En revanche, les titulaires d'un passeport à lecture optique doivent demander un visa auprès de l'ambassade. L'autorisation ESTA (Electronic System for Travel Authorization) est obligatoire depuis le 12 janvier 2009, en l'absence de visa, pour un séjour touristique ou d’affaires n’excédant pas 90 jours. En outre, actuellement, les passagers doivent également remplir le formulaire papier I94 qui leur sera remis pendant le voyage.

[source : Service Public, 27 mai 2009]

De Yosemite à San Francisco  

Mercredi 21 mai 2008, fin d'après-midi

Oui, bon, vraiment, j'ai du mal. J'ai beaucoup de mal à quitter ce fabuleux parc de Yosemite, c'est vrai. Même en y restant un mois complet, je suis persuadé qu'on ne s'en lasserait pas. C'est sûr, il faut aimer la nature ! Et il faudrait y revenir en toutes saisons. J'imagine bien la beauté des lieux en automne, ou en hiver... 95 % de Yosemite a la distinction Wilderness accordée par le Congrès, pour le respect de la nature sauvage du parc.

Bridalveil Fall (au fond) qui alimente la Merced River

On va donc se faire une raison, car il y a une consolation pour nous. Ah, oui, nous sommes de grands enfants, parfois. Hervé nous a promis pour ce soir une surprise. En fait, c'était une petite option que nous avions tous décidé d'ajouter à notre programme, sans en savoir beaucoup plus... Il faut dire que ce ne serait plus une surprise, sinon. Et nous faisons entièrement confiance à Hervé qui nous a promis que nous ne serions pas déçus. Nous savons juste que c'est prévu après le repas de ce soir.

En redescendant depuis Yosemite, sur la route CA-120

Bien entendu, chacun essaie de deviner, mais nous n'en sommes pas là, profitons du moment présent. Il y a encore de magnifiques panoramas à admirer. Il est 14 heures, et nous poursuivons la route par la vallée de Yosemite du côté cette fois de l'entrée Big Oak Flat. Il y a 300 kilomètres à parcourir jusqu'à San Francisco où nous passerons notre dernière nuit sur le sol américain. Un trajet d'environ 3h30 avec une petite pause technique en cours de route. Il faut bien éliminer les boissons du pique-nique...

Le pont sur Don Pedro Reservoir

La route serpente à travers de belles forêts de pins Ponderosa, dont une partie a brûlé. En bas de la vallée, on aperçoit plusieurs réservoirs d'eau. Priest, Mocassin et Don Pedro, le plus important, que la route franchit. Don Pedro est un lac artificiel formé par la construction du barrage éponyme. Il ne faut pas oublier que nous allons de nouveau traverser les terres agricoles de la vallée centrale et de San Joaquin Valley et que la production doit pouvoir être irriguée en permanence. Nous allons d'ailleurs faire un arrêt chez un producteur et pouvoir déguster quelques fruits.

Les éoliennes d'Altamont Pass

La route file plein ouest. Nous passons près de Manteca, au croisement de la route 99, qui, si vous m'avez suivi, nous avait permis, hier, de rejoindre Modesto puis Merced. Manteca, en espagnol signifie saindoux... Toute une histoire ! La ville avait été fondée en 1861 par un certain Joshua Cowell. En toute logique, lorsque la voie ferrée, en 1873 est passée par là, on a voulu nommer la gare "Station Cowell". Mais on s'est aperçu qu'il existait déjà une ville de ce nom tout près de Tracy, à quelques kilomètres. Les habitants ont alors opté pour Monteca, mais cela a été mal orthographié sur le panneau et on a décidé de garder ce nom, malgré tout !

Golden Gate Bridge, vu depuis Oakland Bay Bridge

À partir de là, c'est la même route, et donc vous avez reconnu au passage les éoliennes d'Altamont Pass, puis c'est bientôt Oakland et son pont. Dans ce sens, il y a un péage, pour réguler le trafic, sauf pour les bus et le co-voiturage. Ouf, quand on voit les files d'attente !

San Francisco - La mairie sur Civic Center Plaza


Enfin, c'est l'arrivée à San Francisco. L'hôtel Embassy se trouve tout près de Civic Center Plaza (et sur la photo, ci-contre).

Il n'est pas loin de 19 heures quand nous descendons du bus. Le temps de rejoindre nos chambres, dans un minuscule ascenseur, il nous a fallu un certain temps...

Au bout d'un moment, on a compris qu'il valait mieux s'organiser... Il suffisait de mettre un maximum de valises dans cet ascenseur et, en montant par les escaliers, on pouvait les récupérer en haut... Après tout, il n'y avait que six étages et quelques courageux volontaires...

Ensuite, le temps de s'installer, de se rafraîchir un peu et de se changer, nous étions en avance et avons pu ainsi descendre jusqu'à l'hôtel de ville, prendre quelques clichés. Mais il faisait très froid, vraiment ! Un vent glacial...

Le rendez-vous était fixé à 20h30 et nous nous sommes tous rassemblés dans le hall de l'hôtel, au chaud, en attendant de nous rendre au restaurant.

Et, aujourd'hui même, au moment où je rédige ces lignes, cela fait tout juste un an que nous profitions de notre dernier jour dans l'Ouest Américain ! C'est comme si c'était hier !

La Cascade du Voile de la Mariée à Yosemite  

Mercredi 21 mai 2008, 13 heures

Tout est propre, parfait, c'est donc reparti. Poursuivons à travers la magnifique forêt de conifères, sur la route CA-41, nommée ici Wawona Road, c'est plus charmant, non ? On en profite pour admirer le paysage, jusqu'au tunnel du même nom. Et juste à la sortie du tunnel, vous n'êtes pas pressés, alors garons-nous, il y a un parking. Vous ne le regretterez pas. Ah, bien sûr, on ouvre grands les yeux, et clic-clac, merci K..a. (qui ? Vous pensiez à la marque de mon appareil photo, et bien non, pas de pub, ici. Clic-clac, merci Kylar). Trêve de plaisanterie, attardons-nous un peu ici, c'est un point de vue tout simplement superbe !

Bridalveil Fall, la cascade du Voile de la Mariée, El Capitan (à gauche) et Half Dome (dans le fond)

Sur cette photo de famille, depuis ce point de vue, une grande partie de ce qui fait la beauté de ce parc s'y trouve réunie : chutes d'eau, dômes granitiques, paysages alpins... Alors, je fais les présentations. Honneur aux dames, Bridalveil Fall, la cascade du Voile de la Mariée. Joli nom, n'est-ce pas ?

Bridalveil Fall est une chute d'eau qui se jette dans la Merced River, d'une hauteur d'environ 190 mètres. Elle coule toute l'année, mais elle est la plus belle à la fin du printemps et au début de l'été, lorsqu'elle est alimentée par les eaux de la fonte des neiges et des glaciers. Son nom, chute d'eau du voile de la mariée, évoque sa légèreté et ses mouvements lorsque le vent souffle. D'après une légende indienne, si vous voyez un arc-en-ciel dans son voile, il y a peut-être une femme derrière, mais... n'y allez pas. On ne sait jamais, la dame va peut-être vous entraîner dans un voyage sans retour... Euh, moi, j'ai rien dit, mais vous êtes prévenus.

Bridalveil Fall, la cascade du Voile de la Mariée

Juste au-dessus de la cascade, sur la première photo, se trouve Cathedral Rocks et Spires, puis au centre, Sentinel Dome, la petite calotte qui culmine à 2 476 mètres. Ensuite, dans le fond, Half Dome, ou Demi Dôme en français, ou mieux encore Tis-sa-ack, qui signifie La roche fendue dans la langue Amérindienne. Avec ses 2 693 mètres et surtout sa forme si caractéristique, on le reconnaît bien ! Je vous le présente de plus près sur la photo suivante. Si vous êtes bon grimpeur, sachez qu'il est possible de l'escalader... Vertige assuré, bien sûr, mais vue imprenable, à ce que j'ai compris.

El Capitan (à gauche), et Half Dome (à droite)

Bon, je ne vais pas tous vous les énumérer. D'abord, parce que je ne les connais pas tous par leur petit nom, parce qu'il y en a beaucoup, et surtout parce qu'il vaut mieux manifestement se rendre sur place soi-même et visiter à fond ! Et après, vous revenez me raconter, bien entendu !

Mais je n'oublierais pas le plus connu dans le monde de l'escalade, j'ai nommé El Capitan, 2 307 mètres. To-to-kon oo-lah en amérindien. C'est une formation rocheuse granitique avec une verticale de 1 000 mètres. Impressionnant, mais très prisé pour les amateurs de sensations fortes !

El Capitan (2 307 mètres)

Et pour terminer, car il faut bien, hélas, repartir à un moment donné, encore une dame : Ribbon Fall (la cascade ruban) à l'ouest d'El Capitan. C'est la plus importante chute d'Amérique du Nord d'un seul tenant. Sa hauteur spectaculaire est de 490 mètres, au printemps. Une fois la neige fondue, elle est à sec, donc choisissez bien vos dates ! Certains hivers aussi, elle doit être magnifique quand un cône de glace se forme à la base.
Sachez qu'il existe des dizaines d'autres chutes dans le parc, dont une vingtaine sont permanentes.

Ribbon Fall : une chute de 490 mètres !

Avant de vous quitter pour aujourd'hui, si vous voulez vous décider de manière plus définitive, je vous offre encore quelques liens. Moi, je vous le dis tout net : on n'a rien vu, ou si peu !!! [message subliminal, en passant... À bon entendeur...]

  • de magnifiques photos du parc (et bien plus encore !)
  • d'autres belles vues de Yosemite (je ne m'en lasse pas)
  • une webcam vers El Capitan et Half Dome (pensez au décalage horaire avant de me dire que c'est tout noir...)
  • la sortie du Wawona tunnel chez Google Maps (voyez, il y a de la place pour vous garer)

Pique-nique dans le parc de Yosemite  

Mercredi 21 mai 2008, midi

C'est un temps idéal, aujourd'hui, pour déjeuner en plein air. Rien à voir avec la Vallée de la Mort, vous l'aurez deviné. C'est nettement plus verdoyant et l'air est tellement plus respirable ! Cette petite promenade à travers ce petit coin de nature si merveilleux nous a creusé un petit peu, je crois bien. En plus, le petit-déjeuner n'est déjà plus qu'un très lointain souvenir...
Lorsqu'on reprend la route de Mariposa Grove, il y a justement une aire de pique-nique avant de rejoindre l'entrée du parc. Attention, toute la faune que l'on peut rencontrer dans le parc n'est pas aussi sympathique que cette biche.

Pas de souci, elle n'était pas au menu, bien sûr !

Il y a d'ailleurs des règles de sécurité très strictes à connaître et à respecter. L'un des animaux emblématiques du parc est l'ours noir. Il y en aurait, parait-il plusieurs centaines, mais, fort heureusement, je n'ai pas eu l'occasion d'en photographier un seul. Non, mais je ne plaisante pas ! Ainsi, il y a, sur chaque aire de pique-nique, des containers spéciaux verrouillés, dans lesquels on a intérêt (et obligation) de mettre immédiatement tous les moindres restes de nourriture. Les ours ont un odorat très développé et ils sentent la plus petite miette à des distances impressionnantes. Si vous êtes en voiture, ne pensez même pas y laisser quelques denrées pendant la nuit, lorsque vous campez par exemple. Je ne vous en dis pas plus, vous trouverez tous les détails dans le chapitre dédié aux ours et à la nourriture. Et ne venez pas me dire que vous ne connaissez pas l'anglais, il y a des images...

Un futur géant ? Je vous donne rendez-vous dans quelques siècles pour vérifier...

Bon, une fois qu'on connaît les dangers, on sait comment les éviter ! Cela ne nous a pas empêchés de véritablement bien festoyer. Hervé avait vraiment vu large ! Et de bien boire, aussi ? Avec modération, il est vrai, quoique... Certains s'en souviennent encore. Aucun souci, je vous assure ! Ah, oui, nous avions des circonstances atténuantes : il ne fallait rien laisser sur place, c'est vrai. Bon, je plaisante, bien entendu pour l'alcool. Et pour les ours ou autres pumas, coyotes et lynx qui peuplent le parc, tout est vrai. Mais encore une fois, n'ayez aucune crainte, plus de 4 millions de visiteurs fréquentent ce parc chaque année.

La photo suivante n'est là que pour justifier le titre de l'article. En effet, ce n'est qu'un petit aperçu de la préparation du buffet par Hervé. On remarque que certains se sont dévoués pour faire le service de jus d'orange. Tout cela nous a changé du poulet... Et je peux vous dire que c'était un bon moment, très convivial ! À la vôtre et bon appétit ! Pendant ce temps, je vais en profiter pour en en dire un peu plus sur les lieux. Vous pouvez aussi consulter le Yosemite Guide, mis à jour régulièrement, au fil des saisons et des événements

Quand je vous disais qu'Hervé avait tout prévu !
Le Parc national de Yosemite s’étend parmi les sommets découpés de la Sierra Nevada, la chaîne de montagnes qui borde la Californie à l’est. Protégé dès 1864, Yosemite est officiellement devenu un parc national en 1890. D’une superficie de plus de 3 000 kilomètres carrés, le parc s’étage sur des altitudes de 600 à plus de 4 000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le parc présente des paysages très divers, dont la vallée de Yosemite, les bosquets de séquoias géants et les écosystèmes alpins.
Un p'tit coin idéal, pour un pique-nique...
Plus de 315 kilomètres de routes permettent d’accéder aux différentes parties du parc en voiture ou, dans certains cas, par une navette gratuite. En outre, les nombreux sentiers de randonnée du parc permettent de réellement profiter de la beauté naturelle de Yosemite. Les paysages grandioses de Yosemite suscitent l’inspiration. L’extraordinaire beauté du parc a déjà attiré des millions de visiteurs en quête de détente et de repos.
La vallée de Yosemite et, au fond, la Merced River
L’histoire de Yosemite a débuté il y a 500 millions d’années, lorsque des océans peu profonds recouvraient l’ouest de l’Amérique du Nord actuelle. Ces eaux y ont déposé des roches sédimentaires. Il y a environ 120 millions d’années, deux grandes plaques tectoniques sont entrées en collision. L’une des plaques s’est glissée sous l’autre et ce frottement a provoqué la fusion de la roche. Une partie de la roche en fusion est remontée à la surface sous forme de volcans, alors que le reste s’est solidifié en sous-sol pour former du granit. L’érosion a emporté la roche sédimentaire et exposé le granit en de nombreux endroits. Les glaciers ont ensuite érodé la roche, pour modeler le paysage que nous connaissons aujourd'hui. Les intempéries et l’érosion continuent de transformer la physionomie de Yosemite.
[extrait de General park information, sur le site officiel]

Et si avec cela, vous n'avez pas encore envie d'y aller, attendez-moi, je n'ai pas fini ! J'y retournerai bien, moi... À très vite !

La Snowplant sanguine de Mariposa Grove  

Mercredi 21 mai 2008, 11 heures

Bon, maintenant que vous savez tout sur les séquoias géants, je vais vous parler d'une autre plante remarquable, mais légèrement moins imposante. Disons, qu'à vue d'œil, elle doit mesurer entre 10 et 15 centimètres environ. En outre, elle est aussi rare qu'éphémère et vous risquez fort de la louper. Quelle beauté, ne trouvez-vous pas ? Aussi, je n'ai pu résister à l'envie d'en faire un chapitre à part.

Qu'est-ce que c'est, me direz-vous ? Un champignon ? Une plante ?

Snowplant (Sarcodes Sanguinea) à Mariposa Grove dans le parc de Yosemite

Nous avons eu la chance d'admirer cette Snowplant, ou Sarcodes Sanguinea, de son nom scientifique. Aussi incroyable que cela paraisse, on la trouve pratiquement aux pieds de ces arbres gigantesques que sont les séquoias géants.

D'après le site USDA PLANTS Database, c'est la seule espèce, du genre Sarcodes, faisant partie de la famille des Monotropacées, dans l'ordre des Ericales. Bon, je ne veux pas vous faire un cours complet de botanique, bien sûr. Je vous encourage, si vous voulez en savoir plus à visiter les différents liens que vous trouverez ci-dessous.


Pour résumer, la Snowplant est une plante très rare, car elle est localisée uniquement dans quelques lieux bien précis de l'Amérique du Nord, principalement en Californie, au Nevada et en Oregon. Comme son nom l'indique, elle commence à pousser dans la neige, ou juste après la fonte des neiges, quand le sol est encore bien humide et à bonne température.


Contrairement à la plupart des plantes, elle ne contient pas de chlorophylle ; elle est myco-hétérotrophe. Je sais, cela ne s'invente pas, c'est-à-dire qu'elle tire son alimentation par parasitisme des champignons plutôt que par photosynthèse. Cela lui permet ainsi de vivre dans des conditions de très faible luminosité, dans le sous-bois très ombreux de forêts denses, comme ici, à Mariposa Grove, dans cette partie du parc de Yosemite.


Dans ce cas, on parle aussi de plante saprophyte. Elle complète son apport nutritionnel en parasitant les racines de pins d'Oregon, en partage avec des champignons micorhiziens. C'est donc une véritable symbiose qui s'exerce naturellement entre aiguilles et racines de pins, champignons et plantes.


Au fait, comme je fais mon malin, j'en profite pour vous rappeler ce qu'est un organisme saprophyte. Celui-ci est capable de se nourrir de matière organique en décomposition. Comme justement de nombreux champignons qui se développent selon ce mode de nutrition dit saprophyte et qui poussent sur des arbres ou des feuilles mortes, en participant ainsi à la formation de l'humus.


Ah, encore un détail très important, les Sarcodes Sanguinea sont très rares, vous n'en verrez qu'au printemps. Et surtout, c'est une espèce protégée. Donc, si vous voulez les prendre, ce sera uniquement en photos !

Vous en voulez encore ? Allez-y, ne vous gênez surtout pas, il y a ici ou là des bases impressionnantes et de toute beauté :
Mais n'oubliez pas de revenir, pour la suite des aventures !

Les séquoias géants de Mariposa Grove (Yosemite)  

Mercredi 21 mai 2008, 10 heures


100 % nature, je vous l'avais promis ! Juste après l'entrée sud du parc, prendre à droite vers Mariposa Grove of Big Trees. À 3 kilomètres, il y a un parking. Si vous voulez, vous pourrez faire la route avec nous, en fin d'article. Et j'espère que vous n'avez pas oublié vos appareils photos panoramiques, sinon vous ferez comme moi, du collage !

Ici, nous sommes entre 1700 et 1800 mètres d'altitude. Les Espagnols ont baptisé la région Mariposa, en référence aux nombreux papillons observés dans les collines. Mais je préfère maintenant laisser un ranger du service des parcs nationaux, Jon Kinney, décédé en mai 1986, partager son émerveillement pour ces arbres magnifiques.

Quel pied ! C'est celui du Bachelor and Three Graces

Les séquoias géants, Sequoiadendron giganteum, ne sont pas les plus vieux organismes vivants. Bien que certains séquoias géants soient vieux de plus de 3000 ans, des spécimens vivants de l’ancestral pin aristé, Pinus arista, ont plus de 4600 ans d’âge !

Les séquoias géants ne sont pas les plus hauts organismes vivants non plus. Leur cousin côtier à feuilles d’if, Sequoia sempervirens, peut atteindre 115 mètres de haut. Ces séquoias de la Sierra ne dépassent pas 94 mètres ; dans Mariposa Grove, le plus grand mesure 88 mètres environ.

Les séquoias géants n’ont même pas le plus grand diamètre basal. Le cyprès de Montézuma, Taxodium mucronatum, du Mexique peut dépasser 15 mètres. Le diamètre basal du plus grand séquoia géant dépasse tout juste les 12 mètres.

Pourquoi ces arbres suscitent-ils alors autant d’intérêt ? Tout simplement parce qu’en volume total le séquoia géant est le plus grand organisme vivant connu.

The Fallen Monarch, à terre depuis des siècles

Yosemite - Fallen MonarchSur votre droite, à l’entrée du bosquet par le sentier principal, se trouve le Fallen Monarch. Les biologistes pensent que cet arbre est à terre depuis des siècles. L’acide tannique dans le bois empêche la croissance initiale de champignons et bactéries, ce qui bloque quasiment toute décomposition d’un séquoia abattu. Ce n’est qu’après lessivage du tannin du bois par la pluie et la neige fondante que la décomposition peut débuter.

Notez les racines de cet arbre. Les séquoias n’ont pas de racines profondes ; celles-ci s’étalent près de la surface pour capter l’eau. Si elles n’atteignent généralement pas plus de deux mètres de profondeur, elles peuvent s’étendre sur plus de 45 mètres, offrant une base stable à l’énorme tronc. En restant sur la route et les sentiers, les visiteurs minimisent le compactage du sol nuisible à ces racines de surface.

[La photo ci-contre The Fallen Monarch et la Troupe F de la Sixième Cavalerie en 1899, vous donne un ordre de grandeur.]

Le long de la route au-dessus du Fallen Monarch se trouvent de nombreux jeunes séquoias, reconnaissables par leur feuillage en écailles arrondies, leur silhouette conique et leur écorce tendre et spongieuse.

Bizarrement, il y a peu de jeunes séquoias dans la forêt. Savez-vous pourquoi ?
La germination des graines de séquoia nécessite trois éléments : 1) un certain ensoleillement, 2) suffisamment d’humidité et 3) un sol minéral nu. Ironiquement, la construction de routes crée un lit de semence idéal, en ouvrant le sol aux rayons du soleil, en augmentant l’humidité sur les bords des routes et en offrant un sol minéral dénudé sur les accotements.

A côté du pied du Grizzly Giant, les sapins semblent être des bonsaï.
Et, coupées, devant, ce sont des branches, grosses comme des troncs d'arbres...

Au Bachelor and Three Graces (le célibataire et les trois grâces), on trouve souvent des cônes de séquoia, en forme d’œuf. La couronne d’un séquoia géant adulte peut porter, en tout temps, des milliers de cônes verts. Chaque cône contient environ 200 minuscules graines plates, d’à peu près 1 centimètre de long et semblables à des flocons d’avoine. Ces cônes femelles poussent sur les branches supérieures. Pour se reproduire, le séquoia géant dépend du vent. Les tempêtes de fin d’hiver produisent des vents forts qui transportent le pollen des branches inférieures d’un arbre jusqu’aux branches supérieures des autres, ce qui permet la pollinisation des graines et favorise le brassage génétique nécessaire à une saine reproduction.

Yosemite - Le Grizzly GiantLe Grizzly Giant, l’un des plus grands arbres de Mariposa Grove, a un âge estimé à 1800 ans. En vous approchant de sa base, levez les yeux. L’énorme branche sur le côté sud mesure près de 2 mètre de diamètre, ce qui est plus que le tronc de tout arbre du bosquet autre que les séquoias !

Mais pourquoi les jeunes séquoias sont-ils si rares loin de la route ? Peu après la découverte de ces arbres, dans un souci bien intentionné de les protéger, les gens ont commencé à supprimer les incendies naturels. Des arbustes plus tolérants de l’ombre se sont rapidement développés en sous-bois, réduisant l’ensoleillement, s’accaparant l’humidité et couvrant la terre de leurs aiguilles et débris. Il est devenu impossible aux semis de séquoia de démarrer.

Seuls les incendies causés par la foudre réduisent la présence d’autres conifères, éliminent les déchets de feuilles et laissent sur le sol une fine couche de cendres riches en éléments nutritifs. En outre, la chaleur du feu dessèche certains cônes verts de séquoias adultes, ce qui produit une pluie de graines fraîches sur un lit parfaitement préparé. En hiver, la neige recouvre Mariposa Grove. À la fonte des neiges au printemps suivant, le soleil, l’humidité, les graines fraîches, la cendre et la terre se combinent pour créer une pépinière de séquoias.

Ce rôle des incendies naturels dans la reproduction des séquoias n’est compris que depuis le début des années 1960. À ce moment, la présence de 100 ans de déchets forestiers non brûlés et des jeunes conifères représentait une charge combustible massive. Dans ces conditions peu naturelles, la foudre aurait pu provoquer un intense feu de couronnes susceptible de tuer les plus grands arbres. Pour réduire cette quantité anormale de combustibles et encourager la reproduction des séquoias géants, le service des parcs nationaux a entamé une série de "brûlages dirigés", allumés délibérément et surveillés de près par les rangers, au printemps et en automne. Une fois que la forêt sera retournée à un état plus naturel, ces feux contrôlés devraient prendre fin. La nature pourra alors reprendre son cycle d’incendies causés par la foudre tous les sept à vingt ans.

À 45 mètres environ au-delà du Grizzly Giant se trouve le California Tunnel Tree, taillé en 1895 pour permettre le passage de diligences. Peu de visiteurs savent que des tunnels ont été creusés dans deux arbres de ce bosquet et que celui-ci est le seul toujours debout. Allez donc vous promener à travers un arbre !

Non, ce n'est pas pour être sur la photo, c'est juste pour donner une idée de
la taille du tronc du California Tunnel Tree à la base ! Les diligences pouvaient y passer.

Pour votre information, le deuxième arbre, certainement parmi les plus célèbres au monde, est le Fallen Wawona Tunnel Tree. Qui sait combien de millions de visiteurs en voiture ont traversé cet arbre de 1881, date de creusement du tunnel, à 1969, lorsqu’il s’est effondré sous une charge de neige record. Affaibli par le trou immense à sa base, il est mort quelque 1000 ans avant son heure. Mais les histoires et les photos de ce doux géant ont fait le tour du monde et ont indéniablement contribué à la préservation de ses compagnons.

Hé ! Vous n'êtes pas assez nombreux pour en faire le tour !

Le sentier se poursuit et monte doucement jusqu'à 2000 mètres d'altitude. Si le cœur vous en dit, et si vous disposez de temps, n'hésitez surtout pas à ajouter Mariposa Grove à votre programme de randonnée...

Vous verrez d'autres séquoias remarquables, dont Galen Clark Tree, du nom de la personne qui a tant fait pour la protection de ces séquoias. Clark a pénétré ce bosquet pour la première fois en 1857. Il fut tellement impressionné qu’il passa le reste de sa vie à guider des visiteurs parmi ces merveilles et à œuvrer pour leur protection.

En 1864, Abraham Lincoln a pris un moment durant la Guerre de Sécession pour déclarer Mariposa Grove et la vallée de Yosemite réserve d’état protégée pour "l’usage, la villégiature et les loisirs du public". Galen Clark a vécu suffisamment longtemps pour voir la création du Parc national de Yosemite en 1890 et l’incorporation de ce bosquet dans le parc en 1906. Avec John Muir, Galen Clark a joué un rôle clé dans la préservation de Yosemite. Quoi de plus naturel qu’un très bel arbre pour commémorer son nom.


Pour terminer, rappelez-vous que c’est la résistance des séquoias au feu, aux maladies, aux insectes et à la pourriture qui leur permet de devenir millénaires. Préservez donc cette magnifique forêt : restez dans les chemins, et ne ramassez pas de cônes.

Et... attention au torticolis, vous êtes prévenus !

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[Source du texte principal : Mariposa Grove et ses séquoias géants, où vous trouverez également un plan détaillé]

...et, en bonus caché, le livre en ligne et en anglais, mais comportant de nombreuses illustrations, sur le site du National Park Service : The Giant Sequoia of the Sierra Nevada

Trucks et School Bus avant la Sierra Nevada  

Mercredi 21 mai 2008, début de matinée

5 heures 30, pas besoin de réveil, une fois encore ! Le réveil est prévu d'ici une heure, donc nous avons largement le temps de nous doucher, de nous préparer, d'aller déjeuner et de faire nos valises. Et, en attendant le départ prévu vers 7h45, d'aller prendre l'air. Ce matin, d'ailleurs, il y a un peu de vent, mais il fait 17°C, la journée s'annonce belle.

Un camion américain, parmi d'autres...

Question rituelle, que penser de l'hôtel ? Tiens, pour une fois, nous n'avons pas trop bien dormi, en y réfléchissant. La voie ferrée, comme l'autoroute d'ailleurs, ne sont pas très loin, mais l'hôtel est calme. En réalité, je crois bien que le bruit de la clim couvrait le reste, non ? C'est épouvantable, la plupart de ces énormes appareils datent de quelques décennies, et de toutes façons du siècle dernier, et ne sont pas silencieux, c'est le moins que l'on puisse dire. Souvent, il faut choisir : ne pas dormir, à cause de la chaleur, ou à cause du bruit du climatiseur. Et, en plus, on avait l'impression de dormir dans un cendrier, tellement moquettes, tentures et tissus étaient imprégnés de l'odeur de tabac froid, depuis des lustres.

Un autre, au passage...

Donc, un petit tour dehors avant le départ s'impose pour s'oxygéner... Je voulais essayer de prendre en photo quelques trucks, ces camions typiques américains. Tiens, justement, il y en a un, garé, en face...

En fait, j'en ai vu assez peu à l'arrêt, il faut dire que nous n'étions pas souvent arrêtés, ou du moins pas sur des parkings de ce genre, mais plutôt dans les coins touristiques, si vous voyez ce que je veux dire. J'en ai bien croisé quelques-uns sur les autoroutes, mais certaines photos, alors, sont un peu floues. Désolé, nous roulions en sens inverse, ce qui n'arrange rien.

Un School bus, un...

Au lieu de cela, j'ai vu passer un bus scolaire. Alors, là, il faut bien dire qu'ils sont, eux aussi, très caractéristiques. On ne peut pas les louper. Puis un autre est passé, un troisième... Enfin, bon, au bout d'un moment, j'ai arrêté de les compter, ils passaient devant moi, dans les deux sens, par dizaines, en quelques minutes. Et c'était la bonne heure !

Et de deux... de face

Ce qui m'a amusé, c'était le nom de l'avenue, Childs. Je ne sais pas pourquoi, cela m'a fait justement penser à enfant. Il faut dire que dans cette avenue, un peu plus loin, il y a un des lycées de Merced, le Golden Valley High School. En outre, l'UC Merced, Université de Californie a été créée en 2005.

D'autres pays ont adopté ce principe des School bus. Ce qui saute aux yeux, c'est bien entendu leur couleur jaune, afin qu'on les remarque bien, si, si. Ils sont également dotés de gros feux rouges, à l'avant et à l'arrière. Mais savez-vous que lorsqu'ils s'arrêtent, sur le côté gauche, un panneau STOP se déploie automatiquement, ce qui obligent tous les véhicules à stopper également ? Interdiction absolue de doubler un bus scolaire à l'arrêt dans ce cas. Sécurité avant tout !

De dos, cette fois : remarquez bien le panneau STOP, sur le côté, et les feux et inscriptions, à l'arrière

Je parle de bus, il est précisément temps de rejoindre le nôtre, tout le monde est maintenant prêt, les valises sont dans les coffres. Nous allons démarrer peu avant 8 heures, et quitter Merced, que nous ne verrons pas plus que cela. Je sais juste, grâce à son site, que c'est une ville de 79 715 habitants. Sachez que Merced, située au cœur de la vallée de San Joaquin, est à moins de deux heures en voiture de Yosemite National Park à l'est et de la baie de Monterey à l'ouest.

Nous allons parcourir la route CA-140 jusqu'à Mariposa. C'est, parait-il, une ville typique de l'Ouest américain. Sa rue principale rappelle les westerns d'antan, et toute la ville est entourée de forêts de pins. Mais, aujourd'hui, nous avons une autre forêt à visiter. Nous tournons juste avant, sur la route CA-49, la Boot Jack Road, jusqu'à rejoindre la CA-41. Notez que je vous donne ces indications, au cas où vous vouliez suivre sur la carte, car comme d'habitude, vous pouvez voir la route toujours grâce aux caméras de Google. C'est comme si vous y étiez, vous imaginez, c'est magique !

Devinette : combien y a-t-il de School bus, sur cette image ?

A ce croisement se trouve Oakhurst, à une vingtaine de kilomètres au sud de l'entrée de Yosemite National Park, au pied de la Sierra Nevada. En même temps, Oakhurst a été la pionnière dans les années 1980 à développer les jeux sur ordinateurs, les fameux Sierra On-Line. Justement je comprends maintenant d'où vient le nom ! Les premiers jeux d'aventures en 3D, comme King's Quest ou The Sierra Network, pour les connaisseurs, sont nés ici même.

Petite pause technique pour nous, si mes souvenirs sont bons, au Raley's, un Shopping Center. Sans oublier l'intendance : Hervé nous a prévu un petit repas dans le parc, à midi. Et comme nous sommes arrivés tard, hier soir, il n'a pas eu le temps de faire les courses... C'est merveilleux de joindre l'utile à l'agréable, pas de temps perdu, qui plus est !

Ranger Station South Entrance, Yosemite

Enfin, il est à peine 10 heures, et nous pénétrons dans le parc par son entrée sud !

Quant à vous, je crois bien que vous allez encore devoir patienter un peu...

En route pour Yosemite à la neuvième étape  

Mercredi 21 mai 2008

Dixième journée - 480 km : Merced CA > Yosemite CA > San Francisco CA

Changement total, aujourd'hui, je vous l'avais promis... Un parc naturel, et pas n'importe lequel ! Le tout premier à avoir été créé en 1864 par Abraham Lincoln.

Extrait de la journée 10

Je cite, car je ne sais pas mieux dire :

Spectaculaire ! Niché entre les parois abruptes de la Sierra Nevada, Yosemite est l'un des plus beaux parcs des États-Unis. Entre mer et désert, il surprend par la fraîcheur de ses paysages alpins où abondent torrents et chutes d'eau, où se succèdent forêts de pins et de séquoias géants. Ses paysages sont grandioses, dominés par les grands monolithes de granit gris qui attirent là les grimpeurs du monde entier. Tous ses sentiers plongent vers la Yosemite Valley où serpente la rivière Merced, largement creusée par le lent passage des glaciers.

[Extrait de : États-Unis - Ouest américain - p. 292 - Coll. Guides Bleus Hachette]




Ce soir, retour à San Francisco pour la nuit et... quelques belles surprises. Mais, chut, je ne vous dirais sans doute pas tout, on verra !

En attendant les détails, si vous êtes impatient, et surtout si vous voulez en savoir beaucoup plus, vous pouvez déjà vous rendre par exemple :

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Conseils pratiques

Le plus sûr moyen pour répondre à toutes les questions qu'on se pose AVANT le départ ?

Formalités d'entrée au USA, modèle(s) de passeport accepté, visa, conseils aux voyageurs, informations médicales, sécurité aux frontières, décalage horaire, météo, téléphone, etc, etc...

En premier lieu, visiter les sites officiels (en français) :

¤ Ambassade des États-Unis à Paris > Info-Usa-Tourisme

¤ La Diplomatie Française > Conseils aux voyageurs

¤ Air France > Côté Pratique

¤ Aéroports de Paris > Vos bagages

¤ Direction Générale de l’Aviation Civile > DGAC

¤ Horloge Parlante (heure, météo, et bien plus...)

¤ Cours du dollar en direct (XE.com)

¤ Table de conversion (km>mile, °C>°F...)
 

San Francisco

San Francisco
Vue depuis Twin Peaks - Transamerica Pyramid (à gauche), Market Street (à droite)